14 octobre 2009

Rue, boulevard, avenue... MARCEL SEMBAT

marcel-sembatMARCEL SEMBAT, né le 19 octobre 1862 à Bonnières-sur-Seine décédé le 5 septembre 1922 à Chamonix, est un homme politique et ministre français.

Il se destina à une carrière de droit en devenant avocat. Il fut également journaliste.

Directeur de La petite République, le journal socialiste animé par Jean Jaurès, il collabora à La revue socialiste, à La Lanterne, à L'Humanité, journal dans lequel il tint une rubrique de politique étrangère.

Devenu député socialiste de Paris, il est une des figures les plus illustres de la SFIO, Parti socialiste. Ministre des Travaux publics en 1914 dans le gouvernement d'union nationale, franc-maçon, il fut vice-président du Conseil de l'Ordre du GODF. Il fut membre de la Ligue des droits de l'Homme (LDH).

En 1905, il vote la Loi de Séparation des églises et de l'état.

Il mourut brusquement à Chamonix en 1922 d'une hémorragie cérébrale.


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10 septembre 2009

Rue, boulevard, avenue... AUGUSTE PERRET

auguste-perretAUGUSTE PERRET, né à Ixelles - Belgique le 12 février 1874 et mort le 25 février 1954 est un architecte français qui a été reconnu de son vivant.

Longtemps dénigré par les historiens et théoriciens du Mouvement moderne, particulièrement entre les années 1960 et 1990, plus exactement par des proches de Le Corbusier refusant ce qu'ils jugeaient comme des compromis favorisés par des gouvernements sans ambition. Il a fallu attendre le passage des différentes crises de ce mouvement, pour que son œuvre reprenne place au sein d'une histoire de l'architecture plus directement orientée vers une logique patrimoniale. Auguste Perret apparaît dans ce nouveau contexte comme l'un des très rares architectes à avoir su discerner les enjeux et les limites du Mouvement moderne.

plaque-rue-auguste-perret-reduiteIl fut le premier architecte a saisir l'intérêt constructif du béton armé (au début des années 1900), il est toujours resté attaché à ce matériau à la fois économique et robuste, tout en initiant quelques principes comme le "style sans ornement".

Auguste Perret s'inscrit dans la lignée d'un grand-père carrier et d'un père tailleur de pierre : il a toujours gardé un goût du matériau simple traité noblement et un sens tout aussi modeste que pragmatique de la construction.

Il a pleinement reconstruit le centre-ville du Havre.


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Merci à Ziala pour la photo de la plaque de la rue, prise à Paris Sourire

27 août 2009

Rue, boulevard, avenue... GENERAL JACQUES

Jacques_de_dixmudeJACQUES DE DIXMUDE, baron. Né à Stavelot le 24 février 1858, mort à Ixelles le 24 novembre 1928, fut un général belge.

Le boulevard Général Jacques est un boulevard bruxellois de la commune d'Etterbeek, d'Ixelles et d'Auderghem.

En 1875, le boulevard a été construit avec les casernes. Initialement, le boulevard s'appelait le boulevard Militaire.

Le 15 décembre 1928, la commune d'Ixelles sur le territoire de laquelle se trouvait la plus grande partie du boulevard Militaire rebaptisa ce dernier du nom du Général Jacques. Auderghem adopta forcément aussi cette nouvelle appellation.

Ce Général Jacques est en fait Jacques de Dixmude. Il fut l'un des pionniers de l'Etat Indépendant du Congo.

Colonel, il commanda le 12ème régiment de Ligne de l'armée belge du 5 février 1917 au 4 octobre 1919 sur le front de l'Yser. Il retint l'armée allemande devant Diksmuide, d'où son nom devenu Jacques de Dixmude. Il fut promu lieutenant-général en 1916 et reçut le titre de Baron en 1919.


Source1

Source2

Biographie de Jacques de Dixmude

25 août 2009

Rue, boulevard, avenue... JEAN DE LATTRE DE TASSIGNY

jean_de_lattre_de_tassignyJEAN DE LATTRE DE TASSIGNY est un résistant et maréchal de France, né le 2 février 1889 à Mouilleron-en-Pareds (Vendée) et mort le 11 janvier 1952 à Paris. Il fut surnommé le Roi Jean.

En aout 1942, il est contacté par Jean Moulin pour prendre la tête de l'Armée secrète, mais il refuse.

Lorsque la zone libre est envahie par les troupes allemandes, il refuse l'ordre de ne pas combattre et est arrêté. Il est condamné à 10 ans de prison par le tribunal d'État de la section de Lyon le 9 janvier 1943.

Parvenant à s'évader de la prison de Riom le 3 septembre 1943, il rejoint Londres puis Alger où il arrive le 20 décembre 1943 après avoir été promu au rang de général d'armée le 11 novembre 1943 par le général de Gaulle.

En décembre 1943, il commande l’Armée B, qui devient la Première Armée française. Il débarque en Provence le 16 août 1944, prend Toulon et Marseille, remonte la vallée du Rhône en prenant Lyon et les Vosges au passage, puis le Rhin, libère l’Alsace où il remporte des victoires autour de Strasbourg et surtout à Colmar, et entre en Allemagne jusqu'au Danube. De Lattre prend Karlsruhe, la Forêt-Noire et Stuttgart où de très nombreux soldats allemands sont capturés.

Il représenta la France à la signature de la capitulation allemande du  8 mai 1945 à Berlin au quartier général du maréchal Joukov.

Il a eu diverses décorations au cours de sa carrière.


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23 juin 2009

Rue, boulevard, avenue... ROBERT SCHUMAN

Robert_SchumanROBERT SCHUMAN, né le 29 juin 1886 à Luxembourg et mort le 4 septembre 1963 à Scy-Chazelles (Moselle), était un homme d'État français et est considéré comme l'un des pères fondateurs de la construction européenne.

En 1939, la Seconde Guerre mondiale éclate et en mars 1940, Robert Schuman est nommé sous-secrétaire d'État pour les Réfugiés. Le 10 juillet 1940, avec 568 autres parlementaires il vote pour les « pleins pouvoirs » au maréchal Pétain.

Quelques temps plus tard, il est arrêté par la Gestapo et mis au secret dans la prison de Metz, avant d'être transféré à Neustadt (actuelle Rhénanie-Palatinat) le 13 avril 1941. Agé de 56 ans, il s'évade et réussit à rejoindre la zone libre en août 1942.

Sous la IVe République, il retrouve son siège de député de la Moselle de 1946 à 1962.

Il est Président du Conseil (1947) (MRP), puis Ministre des Affaires étrangères (1948-1952), il fut un des grands négociateurs de tous les traités majeurs de la fin de la Seconde Guerre mondiale (Conseil de l'Europe, pacte de l'Atlantique Nord, CECA, etc.).

Il se retire de la politique en 1962 et s'éteint à 77 ans.


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12 décembre 2008

Rue, boulevard, avenue... GEORGES CLEMENCEAU

Georges_ClemenceauGEORGES BENJAMIN CLEMENCEAU, né le 28 septembre 1841 à Mouilleron-en-Pareds (Vendée) et mort le 24 novembre 1929 à Paris, est un journaliste et un homme politique français.



Voici un petit résumé de sa carrière :

  • Maire du 18è arrondissement de Paris, composé pour l'essentiel de l'ancienne commune de Montmartre, de 1870 à 1871
  • Député à l'Assemblée nationale (1871-1893)
  • Président du conseil municipal de Paris (1875)
  • Sénateur (1902-1920)
  • Ministre de l'Intérieur (1906), surnommé le Tigre (d'où Les brigades du Tigre d'ailleurs)
  • Président du Conseil (1906-1909 et 1917-1920), surnommé le Père la Victoire
  • Membre de l'Académie française, élu en 1918.


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13 novembre 2008

Un peu de définition et de détails sur le nom de rue, boulevard, avenue...

Le saviez-vous : un nom de rue s'appelle un odonyme.

Précisions :

Un odonyme, que l'on peut trouver parfois écrit hodonyme, est un nom de lieu qui se réfère à une voie de communication.

L'étude des odonymes s'inscrit dans le domaine de la toponymie qui étudie plus largement les noms de lieux en géographie. C'est le CNIG (Conseil National de l'Information Géographique) qui détermine les odonymes. 

Un odonyme peut aussi bien être le nom d'une rue, d'une route, d'une place, d'un chemin, etc. Le terme odonyme vient du grec hodos (« la route »), adossé à la racine « -nymie » que l'on retrouve par exemple dans « anthroponymie » (l'étude des noms de personnes, noms de famille et prénoms), ou domonymie, étude des noms donnés aux maisons.

Au même titre qu'un pays, une ville se veut le porte drapeau de certaines valeurs. Le fait est que ce sentiment se traduit dans le nom des rues et des places parce que l'attribution des noms est le privilège des municipalités. Chaque ville défend, par ses plaques, l'image qu'elle donne d'elle-même et la plupart du temps ses habitants soutiennent cette image. Une ville religieuse mettra en avant ses lieux saints et les piliers de la religion qu'elle accueille, « rue du mausolée » ou « place de la miséricorde ». Une ville qui se veut à l'avant-garde de l'urbanisme choisira ses noms parmi les grands architectes. De même Paris est la ville où le nombre de rues portant le nom d'un soldat (surtout des officiers) est le plus important au monde (juste devant Londres) : cela illustre le passé combatif et courageux de la cité.

Selon les pays, la volonté politique exprime des images différentes. En Angleterre, l'accent est mis sur l'Empire britannique. En France, la plupart des villes arborent une rue de la République, souvent issue des percées Haussmanniennes du XIXe siècle. Aux États-Unis, on met l'accent sur l'Acte d'indépendance. En Allemagne ce sont les philosophes et les compositeurs, en Italie les artisans de l'unification.

Histoire des odonymes en France :

Les historiens donnent cinq époques où l'on peut observer une typologie similaire sur tout le territoire.

  • Le Moyen Âge : les dénominations répondent à une logique fonctionnelle. Le nom de la voie est celui du lieu qu'elle dessert, ce lieu étant religieux ou civil :
→ « place de l'Église », « place du Marché » ;
  • XVIIe et XVIIIe siècles : rupture avec le Moyen Âge et la dénomination fonctionnelle. Les voies portent alors le nom des Grands du royaume (ce procédé aurait été inspiré par Sully) :
→ « place Louis-le-Grand », « rue de Condé » ;
  • Révolution française : la débaptisation est courante, les instances révolutionnaires ne changeant pas seulement les noms des rues mais aussi des villes :
→ Les « rue de l'Égalité », « place de la Nation » apparaissent dans la plupart des cités ;
  • L'Empire : déjà sous le Directoire, la débaptisation s'essouffle. Sous l'Empire le phénomène s'inverse et les « rue Saint-Antoine » ou « rue de l'Église » sont réintroduites. C'est aussi l'époque de l'apparition des noms de généraux et de victoires militaires dans les villes françaises : « rue de Wagram », « rue Ney » ;
  • XXe siècle : c'est l'éclectisme. Les courants principaux sont les personnages célèbres majoritairement masculins, les régions géographiques et les pays (« rue de Colmar », « avenue du Japon », etc.) et enfin les références à la nature (« allée des Roses », « rue des Alouettes », etc.).

 


Source : Wikipédia